L’homme au scooter

L’homme au scooter suivi de :
Pour conjurer sa peur

Editeur :  Les volets bleu denim (auto édition)

À paraître fin 2020. Format A5 : 21 x 14.8

Un polar atypique, intimiste. Une intrigue en pointillés qui prend des coups comme au flipper, un oiseau mort pour tout bagage, une sortie de route du quotidien.

” Je vole au secours de la veuve et de l’orphelin sans mesurer les conséquences, pourtant ça sent la série B… Inconsciemment je me cherche sans doute un dérivatif, mais aussi des ennuis, comme on cherche à se faire peur sur les montagnes russes dans les vapeurs sucrées de gaufres et de barbe-à-papa, pour le plaisir. “
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” — T’as pas l’air bien Stéphane? t’es blanc comme une geisha!
Il s’assied à côté de moi sur le banc.
— J’ai vu la Joconde passer sous un train, il en reste rien qu’un souvenir …un blouson rouge. Écoute-moi bien! tu imagines une bombe au Louvre, – pas une bombe sexy non! – un explosif!… la Joconde explose en petits morceaux que tu ramasses à quatre pattes, eh bien! j’ai connu pire! j’ai touché les mains du mec qui a lancé la bombe, tu te rends compte? tu saisis le malheur? Je lui ai bloqué les mains dans le dos devant la Joconde explosée avec les pompiers et les flics partout …et les gens …que des traumatisés. Je suis un traumatisé du premier rang, tout juste si je n’ai pas eu du sang sur moi ou des restes humains…
— Excuse-moi mais je comprends pas tout. On va dans ce bar, tu raconteras en prenant ton temps, en t’arrêtant lorsqu’il faut…
— Non, à la terrasse… j’suis claustrophobe, je sais pas jusqu’à quand…
Je fixe le sous-bock rouge et or en carton qui éponge les gouttes glacées; la mousse progressivement devient de la bière il suffit d’attendre, pour moi c’est pareil, il faut que la pression diminue, que je me calme. Je lui raconte le drame dans la fumée des cigarettes et les bruits de la circulation.
— Il n’y a pas de mots pour répondre à un truc pareil… “

Ce roman est suivi d’un texte d’une vingtaine de pages ayant comme titre : “Pour conjurer sa peur”.

De Gaulle. L’OAS. Un jeune lycéen se cache dans les caves de son lycée pour échapper au Comte Zaroff et à ses complices, – des élèves qui jouent à un jeu mortel.
” Un silence puis j’entends grincer les portes extérieures métalliques du soupirail de la soute à charbon voisine. Le chef des tortionnaires, le comte Zaroff donne des ordres à voix basse – les autres sont ses chiens, tous de la même classe. Je crois bien qu’ils se sont débarrassés du corps, c’est le tas de charbon qui a pris, un bruit caillouteux de cascade. “

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