Une fleur nommée Capucine

Editeur :  Les volets bleu denim (auto édition)

Édition : Août 2020

Format: A5 : 21 x 14 
Pages: 188

Ce roman est constitué de trois volets qui s’articulent comme un triptyque dans la continuité d’un récit cathartique ayant pour thèmes la mort, l’amour et l’abus de pouvoir. La mort regardée en face comme le cerf regarde le canon du chasseur. L’amour entre séduction, manipulation et transcendance et l’abus de pouvoir imposé et subi, purgé par un mode opératoire inattendu.

Un regard oblique vers la mort

“Je sais bien à l’avance qu’Estelle m’abandonnera la place du mort, là où il a passé ses dernières heures sans rien laisser paraître, dans l’attente, dans la résolution du dernier acte volontaire possible, celui de ne pas subir la mort hospitalière, la mort constatée sur écran, de choisir la mort au bout du fusil, de l’autre côté du canon, celui du gibier, celui qui efface la vie, qui nique la mort le doigt sur la détente avec le courage du désespoir.”

Une fleur nommée Capucine

“Un passage de Louise Amour de Christian Bobin me traverse l’esprit. Il résume le mieux ma rencontre avec Capucine et sa famille: «Elle était le mal le plus grave qui puisse m’arriver, en même temps que le seul remède à ce mal». Je vais en faire une certitude provisoire, un échafaudage pour reconstruire ma vie.”

Il a oublié sur la robe, les taches de sang

“J’ai rasé les murs en rentrant chez moi. Je suis allée prendre un bain pour tenter d’effacer l’irréparable en me savonnant convulsivement pendant que je suppose vous frottiez à quatre pattes le plancher de la sacristie dans l’espoir d’escamoter la faute, le crime. Ma mère entra dans la salle-de-bain et s’affola en voyant l’eau rougie du bain. J’étais trop jeune pour avoir mes règles, elle m’examina et se mit à pleurer comme on perd les eaux dans l’enfantement; elle m’enveloppa d’une serviette et me berça dans ses bras longuement.”